Telle une féline affamée qui se met à écouter la douleur qui gronde
dans mon vagin en feu, je me tapis dans l'ombre, à l'abri d'un rocher d'une
branche ou même d'un buisson d'épines, guettant le meilleur moment pour bondir
sur la proie que je ne quitte pas un seul instant du regard. Il faut rester vigilante.
Il est là, à ne se douter de rien, à se prendre pour un chasseur
aguerri, qui n'a peur de rien, qui connait bien son affaire. Je
souris... ou rugis doucement.
Puis, je me laisse tomber sur sa nuque, de tout mon poids, et
pendant que mes pattes pénètrent profondément les épaules, je plante
profondément mes crocs qui transperce la chair comme une lance déchire la gorge d'une gazelle au galop. C'est tellement rapide et violent, inattendu,
qu'il ne sent rien, il ne dit rien.
Mon clitoris se gonfle. Il est moi, et à moi seule.
C'est ce qui se passe les jours où je suis féline. Gare à vous...